NOUVEAU : Témoignage d’Anne-Marie Foulon

Retracer mon cheminement dans l’Association Stella est émouvant, car je découvrais
cette fabuleuse mission céleste de Nicole et Paul Gourvennec, confiée par leur fils
Arnaud, enfant de Lumière .
En 1995, j’ai rencontré pour la première fois Nicole et Paul venus présenter
le Mouvement de l’Espérance Stella, à Metz, en l’espace Pilâtre de Rosier. Nicole a
témoigné des messages reçus un mois après l’envol d’Arnaud, envol le 18 octobre 1989.
Profondément affectée, ébranlée par la disparition volontaire de mon neveu Frédéric, à
l’âge de 24 ans, j’accueillais avec émotion et surtout gardais au cœur ce message
d’Arnaud :
« Je suis vivant, je serai toujours avec vous, j’ai été aspiré par l’amour de Dieu . »
Frédéric était l’enfant unique de ma sœur Thérèse. Il était « un mystique qui s’ignorait»
avait dit de lui son directeur d’études au Cnam. Ne s’était-il pas mis à apprendre la
langue des ouvriers de l’usine Renault, au Sénégal où il effectuait un stage, afin d’en
être plus proche ?
Arnaud dit : « Frères, les étoiles, l’univers, le ciel, le cosmos, l’infini, le royaume sont en
toi comme tu es en eux. Tu n’es pas une fin en soi mais une fin en Dieu, une conclusion
infinie. »
Lors de cette première rencontre à Metz, j’ai retrouvé Pierre Marc Anthonioz.
Auparavant, j’avais suivi une de ses conférences au centre philosophique de Metz. Il
présentait un de ses livres : « Compagnons de voûtes ». Déjà par son témoignage, il
nous sensibilisait à ce dialogue avec l’au-delà. Pierre Marc évoqua comment sa fille le
conduisit, après son accident, à découvrir les messages des sculptures romanes, lui qui
était professeur en faculté de géologie à Nancy.
Pierre Marc, fut toujours présent lors de divers rassemblements ou lors de rencontres
plus personnelles. Homme de lumière, homme de cœur, homme sensible comme les
cordes de sa guitare, homme si généreux. L’aquarelle, l’argile, la sculpture, la poésie
n’avaient de secret pour lui, avide d’esthétique. Il fait partie de tous ces êtres lumineux
qui ont fleuri mon chemin. Son dernier livre : « Où irons-nous? » est à lire, à relire.
Bernard Lekien était aussi de ceux-là, oh combien!! Bernard « artisan d’espérance »
ainsi qualifié par Nicole. Il a publié : « Comme des papillons » et « l’Histoire des Enfants
Prodigues ». A ce propos, je lui avais envoyé l’enregistrement de la conférence du Père
Baudiquey, sur le tableau de Rembrandt : Le Retour de L’Enfant Prodigue. Grâce à des
amies très chères j’ai eu la joie de suivre des conférences de Paul Baudiquey.
Après cette première rencontre de 1995, je lisais, relisais les messages d’Arnaud. Cette
communication avec l’au-delà, le Père Biondi m’en avait déjà ouvert les vastes horizons
que ce soit sur les pas de Theillard de Chardin ou au cours de ses conférences :
« Symbolique et Religion ». Il citait le conseil du Dialogue avec L’Ange : « Le mot
bâtisseur est : « Que ce soit !!!... Que ta parole soit : Que ce soit!! Ne dites pas: Pourvu
que ce soit . !!! ». J’ai lu et relu ce livre et ai pu participer au Prieuré de Béthanie à Gorze
une session de Marguerite Kardos: Vivre avec l’Ange.
Par ce cheminement, les messages d’Arnaud trouvaient en moi plus qu’un écho et
m’aidaient à dépasser les blessures d’une séparation. Je lisais et relisais les messages
d’Arnaud . N’avais-je pas reçu en juillet 2000 lors d’une fête de famille dans ma maison
des Vosges ce clin d’œil : j’ai eu comme cadeau un sac à main, le modèle avait pour
nom : « Stella ».

Déjà en 1997, le 13 et 14 septembre, avec Simone Gerspach, nous nous sommes
rendues au 2ème congrès du Mouvement de l’Espérance Stella à Amboise. Congrès
intense, les personnes présentes portaient leur deuil, leur espérance. Nous vibrions tous
au fil des témoignages, des interventions. Pierre Marc de nouveau y fut présent.
En 1999, troisième congrès, 11 personnes de l’est y étaient. Robert Collier adhéra au
mouvement. En 2000 Nicole et Paul sont venus à Metz. Nicole exposa : « De la
souffrance à l’Espérance ». Bernard Dufresne et Pierre Marc sont intervenus.
Les contacts avec Nicole se multiplièrent. Lors de la journée Espérance, le 27 octobre
2001, Nicole présenta les nouvelles structures du mouvement en nommant des
responsables régionaux. Robert Collier en fut le secrétaire général. Elle nous confia la
région Champagne Ardennes Lorraine Alsace, ainsi qu’à Netty Fabing, maman de
Julien, ange de lumière.
Alors fleurirent des réunions qui nous ancraient dans une profonde amitié : « Donner un
verre d’eau fraîche ... »
La première eut lieu à Thionville en la paroisse Notre Dame le 2 juin 2002. Organiser
une réunion avec Netty, ne me troublait pas trop, ex-commissaire dans le guidisme,
j’avais déjà œuvré . Mais là, nous franchissions une strate supérieure, je mesurais ma
faiblesse, mes limites. Aussi je décidais d’effectuer une retraite, en mai 2000. Elle se
déroulait à La Ferté Imbaut au centre Magdala. Christel Restoux et le père Jean
Fournier animaient cette retraite intitulée: « Avec Marie un chemin pour Re-Naître dans
l’Esprit ». Temps très fort, je déposais dans les mains de Marie, cette mission donnée
par Nicole et demandais force. Plus confiante, nous pouvions lancer le bateau Stella.
Lors de cette réunion, ces thèmes furent abordés : « Travail sur le deuil » par Bernard
Dufresne, « Le corps de résurrection » par Pierre Marc Anthonioz, « l’Espérance,
Arnaud nous en parle », par moi-même . Journées denses où nous étions heureux de
nous retrouver après le congrès et d’accueillir ceux qui nous avaient rejoints. Ceci sera
répété après chacune de nos rencontres car, Arnaud nous reliait, nous hissait, nous
étions en communion . Lors des préparatifs de la première réunion, Robert Collier eut la
surprise de découvrir les imprimés en bleu, alors que les pages de tirage étaient
blanches. Arnaud était là !!!
Puis nous avons tissé ces liens, les dates se succédèrent :
- Septembre 2002 : réunion à Beauraing en Belgique, lancée par Aline de Suray, et
Andrée Bernaerts. Puis Chalons en Champagne, et Beauraing.
- Juin 2003 rencontre de Geneviève Olry (elle a accueilli une fratrie de 11 orphelins) et
Françoise Couche à Ars.
- 2004 Thionville, où Michel Fournier et Bernard Lekien sont intervenus.
- Mars 2005 à Azé, région Centre autour de Monique Crozier avec Michel Fournier et
Pierre Marc, Robert Collier et moi-même.
- Mai 2005 ,en Belgique à Maredret et nos amis .
- Juin 2005 en l’abbaye des Bénédictines de St Thierry accueillis prés de Reims par
Mère Fabienne et Sœur Marie-Madeleine qui nous entraîne avec Job dans son exposé :
« Le cri, des mots d’Espérance ». Cette réunion régionale accueillit nos amis du Nord et
de Belgique.
- 29 septembre 2007, Nicole et Paul reviennent à Metz pour une conférence : « L’Amour
plus fort que la mort ».

Avant la conférence, Nicole s’est entretenue en direct sur Radio
Jéricho, puis, à la librairie Géronimo, elle a dédicacé des livres. Nous étions 136 à
l’écouter à l’hôtel du théâtre. Nicole présenta son livre : « Dis leur Mamoune », et Marita

Klecner m’écrivit : « Merci pour toute cette fusion d’amour qui aboutira à une large
diffusion. Je reste sans voix devant une telle Force d’Amour, une telle puissance
d’Amour ......Emotions trop fortes qui m’ont fait vibrer tout au long du livre: chaque
chapitre, chaque ligne, chaque mot. Je m’en suis nourrie...Je m’en suis abreuvée...Que
de douleur! Que de bonheur aussi! Merci de nous avoir fait si généreusement ce
cadeau...Un tel livre va ébranler le dernier des sceptiques. Il va circuler, croyez-moi ! Ça
va bouger ...A nous de nous mettre au travail ! A vous de vous reposer ! Si l’on vous
pose la question à quelle religion appartenez-vous ? ,vous pouvez répondre sans
hésitation : A l’Amour ! »
Avec émotion je retranscris ce texte, Marita a fait sienne ce texte de Pierre Monnier :
« Chrétiens, votre amour doit éclairer, réchauffer et guider, comme celui du Christ qui est
l’Amour même...... »
Nous avons vécu un très grand moment, les personnes de l’hôtel ont ressenti une très
grande émotion à la sortie des participants, quelque chose s’était passé .
- 24 novembre 2007 Sabine Doux, maman de 2 enfants de lumière, avait organisé une
rencontre à Nancy dans la librairie La Queste, Nicole revint dans l’est. Notre équipe était
présente .
- En 2008 à Morges réunion préparée par Chantal Chassot et Madeleine Garcin .
Le lendemain nous sommes allés à la messe à l’abbaye Saint Benoît de Port Valais où
le prieur reçut Nicole .
-Février 2009 nous nous sommes de nouveau réunis à l’abbaye St Thierry: partage
autour du Vème tome de Vers Le Soleil de Dieu. Sœur Marie Madeleine nous accueillit.
Elle devint Mère Supérieure du Prieuré Ste Bathilde et Présidente des communautés Ste
Bathilde en France et dans le monde: Bénin, Madagascar, Vietnam.
Bernard Lekien, Pierre Marc ont rejoint le Père, chagrin énorme et immense merci . Tout
au long de ces années, les rencontres individuelles se multiplièrent. J’avais du temps,
étant à la retraite, mes deux filles Nathalie et Bénédicte après leurs études supérieures
cheminaient, construisaient leur vie. En 2006 je savourais le bonheur d’être Mamie. Je
partage avec mes enfants et mes 4 petits enfants cette recherche du beau que ce soit
dans la nature, dans la musique ou au cours d’expositions . Je conseillais à mes élèves
de boire chaque jour leur tasse de beau : un sourire, une musique, un rayon de soleil.
Ma soif d’absolu était comblée dans le désert à l’Assekrem, à la frontière du Mustang, à
Chinguetti ou au cours de stages chorales, de retraites.
Ainsi se tisse avec des fils colorés, parfois scintillant l’écharpe de vie. J’aime ce mot
« tissage », en hébreu, Arigah nom de l’association d’Annick de Souzenelle, si chère
Annick écoutée lors de sessions à St Gildas de Rhuys ou à Assise. Je retiens entre
autres sa traduction de la parole de l’ange à Abraham : « Va vers toi » retrouver le divin
en soi, élargit oh combien notre spiritualité !
Quelle action de grâce, quel alléluia, je ne puis manquer de formuler en relisant le
psaume : « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien .Sur des prés d’herbe
fraîche, il me fait reposer. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car
tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure».

Anne Marie Foulon

INTRODUCTION, POUVANT ETRE UTILE POUR LA LECTURE DU TEMOIGNAGE QUI SUIT : QU’EST-CE QU’UN MESSAGE CHRISTIQUE ?

Ce sont des communications de jeunes personnes décédées, généralement à leurs parents, par-delà le voile de la mort...
Le message christique est par définition lié au christianisme, car dans le sillage des évangiles, avec lesquelles il y est souvent fait référence sans n’y avoir jamais d’opposition. Par exemple, des références bibliques sont présentes presque à chaque page, dans les messages de Bertha (livre : Le Christ en vous, traduit par le pasteur Grosjean, que je crois, mes parents ont connu à Nilvange, Moselle).
Il ne provient pas du mental du messager tel qu’il était sur Terre, mais d’une Connaissance reçue pour cette mission. Mission du « Ciel », du Christ, de Lui si l’on en croit ces écrits. Par exemple, la voix d’Arnaud Gourvennec ne prétend pas couvrir celle du Christ : « C’est d’abord Lui qu’il faut retrouver, ce n’est pas moi ».

Cinq messagers majeurs, se sont succédés dans le temps (« Quatre en France » dit-on le plus souvent, Bertha, anglaise, n’étant pas mentionnée). Par ordre chronologique :
- Bertha (âge ?) messages envoyés à Miss Alice Mortley, anglaise, avant la première guerre mondiale (Livre : Le Christ en vous)
- Pierre Monnier (23 ans) messages envoyés de 1918 à 1937 (Livres : Les Lettres de Pierre, tomes 1 à 7)
- Paqui Lamarque (20 ans) messages envoyés de 1925 à 1945 avec des interruptions (Livre : Entretiens célestes, Le missel de Paqui)
- Roland de Jouvenel (15 ans) messages envoyés de 1946 à 1969 avec une interruption de 5 ans. (Livres : Au diapason du Ciel- Quand les sources chantent - Au seuil du Royaume - En absolue fidélité - Comme un secret, comme une flamme - La seconde vie.)
- Arnaud Gourvennec (13 ans et demi) messages envoyés depuis novembre 1989, à juin 2006. (Livres : Vers le Soleil de Dieu, tomes 1, 2, 3, 4, 5)
Le récepteur (la mère pour Pierre et Roland, ou plusieurs personnes sans lien particulier pour Paqui, le père ainsi qu'un prêtre pour Arnaud) a juste l’obligation d’être passif pour ne pas interférer pendant qu’il écrit sans comprendre, tant la dictée en « écriture intuitive », ou « écriture inspirée » est rapide. Alors que le « channeling », comme le spiritisme, sont des démarches volontaires, nécessitant un minimum de préparation, et souvent la présence d’un médium, les messages christiques sont au contraire spontanés, surprenants sans être spectaculaires, et surtout, jamais sollicités.
Il s'agit aussi d'une chaîne de messages : « Il n'y a qu'un seul Message Christique dans le sillage de la Parole de Jésus, mais il y a plusieurs messagers qui se succèdent dans le temps », car « Le Mal s’adaptant au temps, la sainteté doit le faire aussi car c'est elle qui fait l'Église immortelle ». (Arnaud Gourvennec).
Les messages d’Arnaud Gourvennec ont été diffusés de nombreuses années par Nicole Gourvennec, et l’Association Mouvement D’Espérance Stella, devenue ces dernières années, suite aux problèmes de santé de Nicole, Mouvement D’Espérance (MDE) Arnaud Gourvennec (https://mouvement-esperance-arnaud-gourvennec.org/)

ABBAYE DE TIMADEUC

Tous les ans Philippe Ferrand, diacre et compagnon de l’Arche de Lanza Del Vasto faisait des conférences à l'abbaye de Timadeuc, autour des messages d’Arnaud Gourvennec
Pourquoi Timadeuc ? Parce que frère Fabien de cette abbaye (décédé en 2007), trouvait tous les tomes de ``Vers le Soleil de Dieu`` d'une richesse extraordinaire, et on a pu très longtemps acheter ces ouvrages à la bibliothèque de l'abbaye. Mais les prieurs changent….
Cependant, le frère Yves Marie était comme un des élèves de frère Fabien, et lui aussi touché par ces écrits d'Arnaud Gourvennec, nous réservait tous les ans une salle quand il avait cette responsabilité.
Or cette abbaye m’est particulièrement chère, car dans ma recherche spirituelle, c’est à Timadeuc que je m’étais arrêté pour écrire une longue lettre à Arnaud Desjardins. En effet, de retour d’Inde en 1978, je voulais faire le lien entre mes racines chrétiennes, et une soif de cette authentique spiritualité que j’avais rencontrée dans ses livres « Sur les chemins de la sagesse ». À la suite de ce courrier, Arnaud Desjardins m’avait invité dans son ashram du Bost, en Auvergne, et par ses réponses, je compris qu’une transformation de soi ne pourrait faire l’économie d’un choix entre les traditions orientales et chrétiennes. Issu de la double tradition protestante par mon père, pasteur, et encore davantage catholique par ma mère, j’abandonnais donc l’idée d’un maître spirituel aux racines qui m’étaient étrangères, ce qui ne m’empêcha pas, de poursuivre la méditation zen, liée à la prière de Jésus, ou prière du cœur, que m’avait enseignée le Père Alphonse Goettmann, dans la ville de Metz, puis en son centre de ``Béthanie`` dès les années 70, à son retour de chez Karlfried Graf Dürckheim (Lire leurs échanges dans : « Dialogues sur le chemin initiatique »). Mais aujourd’hui, c’est une tertiaire franciscaine, et écrivaine, Suzanne, qui a accepté de m’accompagner -comme elle en accompagne beaucoup d’autres- à la lumière des Évangiles dans cette écoute intérieure.
Timadeuc se trouve aussi à moins de 5 kms de la chapelle « Notre Dame de Bonne Encontre », à Rohan, où Dominique et moi nous nous sommes mariés, et évidemment que les textes d’Arnaud soient repris par Philippe Ferrand en cette abbaye me les rendait déjà très familiers.
Plus tard à la suite de Philippe Ferrand, je présentais une conférence en ce lieu autour des « Messagers Christiques ». Mais, au départ, qu’est-ce qui a provoqué ma fréquentation de leur lecture ?

BENJAMIN

Même si j’ai toujours été préoccupé par la mort, et l’accompagnement de personnes en fin de vie et les livres d’Elisabeth Kübler Ross, c’est suite au décès de notre second enfant, Benjamin, en 2006, après 3 ans et demi de coma, qu’une tante endeuillée de son fils unique, ma tante Colette, m’avait transmis un livre qui l’avait beaucoup aidée : « les Lettres de Pierre ». Mais la formulation me paraissant un peu surannée, et poursuivant ma recherche dans cette direction, je fus plus sensible à d’autres « messagers christiques » : Bertha (« Le Christ en vous »), Roland de Jouvenel, Paqui, et bien sûr Arnaud Gourvennec. Ce dernier dicta même à son père : ``Il n'y a qu'un seul Message Christique dans le sillage de la Parole de Jésus, mais il y a plusieurs messagers qui se succèdent dans le temps``, faisant en particulier allusion à Roland de Jouvenel, Paqui ou Pierre Monnier, qui sont à ses côtés : « Roland est avec moi » ; Paqui et moi « sommes deux oiseaux sur une même branche dans la Lumière de Dieu… Aimez Paqui, lisez Paqui » ; « Pierre est mon maître qui me parle, m’instruit et je transcris dans mon langage ». Or, Arnaud, sur terre, n’avait évidemment pas eu connaissance de l’existence de Pierre Monnier, de celle de Roland de Jouvenel, ou de Paqui !

Arnaud : « Ces messages ne s’adressent pas à la raison humaine, raisonnable, raisonneuse, raisonnante ; ils s’adressent avant tout aux cœurs brisés par le chagrin. Comme de petites piles font repartir les cœurs qui ont du mal à battre, ces messages doivent ranimer la vie en ranimant l’Espérance ».
Une « petite pile qui suscite l’Espérance », c’est ce à quoi Philippe Ferrand, Nicole et Paul Gourvennec m’ont donné goût, en faisant connaître ces écrits.
Mon épouse Dominique reste plus à distance de tous ces messages, mais elle accompagne des parents endeuillés (le plus souvent non croyants), au sein de l’association « Apprivoiser l’absence », qui nous a aidé précisément, à apprivoiser l’absence de Benjamin. Dominique a eu cette sensation, un jour, en épluchant les légumes, que Benjamin venait l’entourer de tout son amour, comme dans le passé, à 17 ans, elle avait vu son père, et même pris peur, peu de temps après le décès de celui-ci. Ces expériences inattendues, chez les endeuillés, sont si fréquentes, qu’elles sont étudiées aujourd’hui, et nommées VSCD (Vécu Subjectif Consécutif à un Décès).

Benjamin, dont le premier mot prononcé fut « lumière », avait dit à sa meilleure amie « Je sais comment c’est de l’autre côté ». Qu’avait-il entrevu, lui, déjà revenu aujourd’hui dans la « maison du Père » ?
Son frère aîné Jean Baptiste, qui, si l’on veut croire les avis médicaux souffre de symptômes semblables, s’est éloigné de nous, ses parents, comme de son autre frère Séverin, de sa sœur Marie, et de tous ses amis pendant cinq années à Berlin. Puis, cinq autres années de vie dite « normale » (*) se sont écoulées, pour qu’à nouveau, à Prague cette fois, sans travail, ni logement, ni revenus, et abandonnant sans doute tout traitement médicamenteux, il ne donne plus de nouvelles depuis mai 2021. Même si je le sais très débrouillard, le « retour de l’enfant prodigue », se fait déjà long, même si, comme le dit notre ami Pierre, nous ne sommes que des « parents adoptifs », dans la confiance du Père/Mère qui veille. « Tous les cheveux même de votre tête sont comptés ; ne craignez donc point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. » (Luc 12,7).
Mais si j’ose vous en parler ici, c’est parce que je crois aux petits cailloux blancs de vos prières pour l’accompagner et baliser sa route.

Je crois aussi à ces retrouvailles joyeuses, sur l’autre rive, comme beaucoup d’entre vous, avec ceux et celles qu’on a aimés et pas oubliés, donc forcément avec Benjamin.
« J’aurai l’air d’être mort, mais ce ne sera pas vrai » (Le petit Prince de Saint-Exupéry).
Dans les messagers christiques, je retrouve la tonalité dans l’Apocalypse de Saint Jean : « Il essuiera toute larme de leurs yeux…et la mort ne sera plus. Il n’y aura plus deuil, ni cri, ni douleur, car l’ancien monde s’en est allé ».
« Ecris, ces paroles sont certaines et vraies » est-il ajouté, et pour moi cette simple phrase atteste que c’est bien la Parole de l’Eternel, filtrée par l’Ange et saint Jean, qui touche le sacré de mon cœur, ma partie divine.

(*) « Il ne se sentait pas mûr pour cette solution désespérée qui consiste à adopter un mode de vie normal. » (André Dhôtel)

DIALOGUES AVEC L’ANGE, le MDE, ÉGLISES et RELIGIONS

Mais l’espérance d’une vie Une et indivisible, même après la mort, avant les ``messagers christiques``, m’avait déjà été donnée par l’ouvrage « Dialogues avec l’Ange », dès 1979, trois ans après sa sortie en librairie (consulter la page Wikipédia si on ne connait pas du tout : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dialogues_avec_l%27ange )
Ce livre qui a vibré en moi avec une telle intonation intime du vrai, que j’ai la certitude de son authenticité et de son « message ». Publié en 22 langues, il est pour moi, avant tout d’essence chrétienne, même si rangés avec les ouvrages ésotériques des librairies. Lors d’un rituel avec des parents endeuillés, j’avais glissé dans un petit pot de sable une parole des Dialogues avec l’Ange, pour évoquer ce lien toujours vivant avec notre fils Benjamin : ``Ici l’âme se trompe – lorsqu’elle a peur – car la Vie vit éternellement``. Sur le même registre que sainte Thérèse de Lisieux : « Je ne meurs pas, j’entre dans la Vie ».
Aussi, je me suis senti moins singulier en lisant le livre de Pierre Marc Anthonioz : « Où irons-nous ? », lui-même ayant perdu sa fille Laurence, âgée de 23 ans, car il ajouta en annexe, quelques pages sur « Les Dialogues avec l’Ange ».
Salué par une belle préface de Nicole Gourvennec, cet ouvrage rassemble les messages de Pierre, Paqui, Roland et Arnaud qui l’ont le plus interpellé.
Chantal Chassot, et Robert Collier ont évoqué dans leurs témoignages, l’implication de Pierre-Marc dans le MDE. Mais, comme il y a ``seulement`` 11 ans que j’ai rejoint le MDE, peu de temps après le décès de Pierre Marc Anthonioz, je n’ai malheureusement pas connu ce dernier. Cependant, j’avais son livre « Paroles de pierres » depuis longtemps, ayant invité pour une conférence celui qui lui fit sa préface, Christian Charrière, grand initiateur de la compréhension de nos rêves, comme Bernard Lempert, qui m’accompagnât trois années dans cette découverte intérieure, et qui, le premier, me fit découvrir, « Dialogues avec l’Ange ».
Quant aux anciens du MDE, comme Robert Collier, ou Anne Marie Foulon, compagnons de Pierre-Marc et de Nicole, je n’ai eu le plaisir d’échanger avec eux qu’il y a trois ou quatre ans, à Thionville (où j’avais d’ailleurs enseigné dès 73, après ma dernière année universitaire avec mon bien aimé professeur, Jean Marie Pelt, scientifique très ``spirituel``, aussi ami de ``Béthanie`` et d’Alphonse Goettmann).

Avant le livre « Où irons-nous ? », ceux du Père François Brune (« Les morts nous parlent »), de Bernard Lekien (« Comme des papillons », « L’histoire des enfants prodigues »), et surtout de Jean Prieur (« Les témoins de l’invisible », « Cet Au-delà qui nous attend, » « Les tablettes d’or », « La nuit devient lumière » …) m’avaient ouvert tout cet univers méconnu, parce que trop « ésotérique ». C’est vrai qu’il est bien difficile d’en parler, même à nos proches, et encore plus aux représentants de l’église, excepté autrefois le Père Biondi, mélangeant dans ses enseignements et conférences Teilhard de Chardin, Pierre Monnier, et les « Dialogues avec l’Ange ». La plupart des autres témoignages qui m’ont précédé, regrettent cette fin de non-recevoir de la part de ceux qui pourtant croient et proclament la résurrection. Notons cependant le père Maurice Becqué, et Frère Claude, évoqués par Nicole dans « Dis-leur, Mamoune », ainsi que le Père Brune, et certainement d’autres, dont je n’ai pas eu connaissance.

À propos de « Dialogues avec l’Ange », le R. P. Bruckberger, dominicain, écrivait : `` Voilà le livre que j'attendais depuis toujours. Je sais que je le lirai et le relirai sans cesse jusqu'à ma mort``. Annick de Souzenelle, le considère aussi comme important. Jean Yves Leloup, prêtre orthodoxe consacre dans son dernier livre « Qui est mon maître ? », plus de vingt pages à cet ouvrage.
Le père Alphonse Goettmann (orthodoxe aussi), avait même invité deux fois, dans son centre de Béthanie, Gitta Mallasz, la ``scribe`` de ces « Dialogues avec l’Ange », et m’en avait envoyé quelques cassettes enregistrées à ma demande.
Par la suite, j’ai rejoint pendant une dizaine d’années l’Association « Les Amis de Gitta Mallasz » (AGM) de Patricia Montaud, et j’anime encore aujourd’hui, mais indépendamment des AGM, un groupe bimensuel autour des entretiens retranscrits dans « Dialogues avec l’Ange ». Les participants ne sont pas particulièrement pratiquants d’une religion à ma connaissance, contrairement à un autre groupe de « Lectio Divina », que j’anime autour des Évangiles. Je rêve d’un jour où je pourrais faire dialoguer les deux cercles !

« Consultez le livre ‘Le chemin de la vie’ et ‘La destinée de l’âme après la mort’ » — Eglise Catholique Orthodoxe de France

« LA QUESTION N’EST PAS TANT DE SAVOIR SI NOUS VIVRONS APRES LA MORT MAIS SI NOUS SOMMES VIVANTS AVANT LA MORT » (Maurice Zundel)

N’oublions surtout pas ce que nous dit Roland de Jouvenel : « Maman, la résurrection commence dès cette vie charnelle. Ressusciter en soi-même, voilà la première tâche de l’existence terrestre » (24/01/1950).
Et Arnaud ajoute : « Plus vous aurez été purs (confiant en Dieu et humbles), plus vous monterez haut ici, quelle qu’ait été votre religion… » et « Toute Espérance découverte ou retrouvée impose que l’on fasse œuvre d’amour, sinon c’est un trésor caché, un bien qui ne fructifie pas, un arbre séché. » (T III p. 77)
« Priez, vos prières incessantes bâtiront mieux le sanctuaire divin qui est en vous, mais songez à rester encordés dans l’Amour de Dieu¬ `{`...`}` L’ascension spirituelle pour les hommes du siècle n’est pas un exercice solitaire et encore moins un exercice à mains nues… » (T I p 286)
Il s’agit donc de de ne pas attendre béatement le passage sur l’autre rive, même à la lumière d’éclaireurs comme Arnaud. LA VIE, C’EST MAINTENANT. Maurice Zundel le dit avec force : « La question n’est pas tant de savoir si nous vivrons après la mort mais si nous sommes vivants avant la mort ».
Tels nous sommes au moment de la mort, tels nous ressusciterons dans l’autre Vie et c’est à partir de ce niveau atteint de notre vivant que nous continuerons à évoluer. « Vous ressusciterez », dit Roland de Jouvenel, « mais notre place sera proportionnée à votre vie sur Terre ». L’évangile nous rappelle : « Tout ce que vous faites sur la terre sera compté au ciel ». « C’est vrai, crois-le » insiste Roland, le 24 novembre 1946.

Au moment de la mort c’est ce qui est mortel qui meurt et ce qui ne meurt pas qui se révèle. Comment savons-nous si nous sommes passés de la mort à la vie ?
Saint Jean y répond dans son épître : parce que nous aimons nos frères. Cette parole si simple nous rappelle que la Vie, la vie véritable, nous pouvons déjà y goûter en aimant.
Et le poète Christian Bobin de conclure : « En attendant tout se passe ici, maintenant, comme dit la vieille prière : « maintenant et à l'heure de notre mort ». J'aime cette formule usée, vieillotte, ces trois mots agglomérés comme trois morceaux de cire fondue au bas d'un chandelier -maintenant et à l'heure de notre mort.
Le temps dans cette prière n'est fait que de ces instants : l'instant présent et l'instant de mourir. L'avenir n'est rien Le passé n'est rien Il n'y a que l'instant présent, jusqu'à ce que celui-ci coïncide avec celui de notre mort. L'amour est encore la meilleure façon d'employer cet instant -une manière de séjourner auprès de ce que la vie a de plus faible et de plus doux. » Christian Bobin, La plus que vive.
Adepte des citations, j’aurais bien aimé que Christian Bobin achève pour moi ce témoignage, comme il m’avait permis de clore ma conférence à Amboise. Mais le « parce que nous aimons nos frères » de saint Jean résonne en moi. Comment vraiment aimer mes frères ? Déjà au sein de ma famille, c’est loin d’être une évidence. Pour le Christ, « ses frères », ce sont « ceux qui font la volonté de son Père qui est dans les cieux ». Mais si j’en crois le Christ, que sais-je de cette volonté ? Est-ce que chaque personne que je croise n’est-elle pas une incarnation de cette volonté, et n’y a-t-il pas un Christ en puissance, un petit rayon de lumière en elle qui en fait mon frère ?

Alors puisqu’il n’y a pas d’exceptions, comment œuvrer, aimer ici et maintenant, comme l’exprime si bien Bobin ? A chacun son approche de réponse, sa tentative d’être profondément en accord avec cet Éternel qui vit en lui, s’il n’a pas laissé les soucis du monde l’encombrer, les épreuves le submerger, au lieu de l’enseigner, car là aussi je ferai mienne une parole de Bobin entendue à la radio : « je suis sûr au fond de moi que la vie me veut du bien, malgré tout, MALGRÉ TOUT !»
Olivier de Beaulieu

Témoignage de CÉCILE : sa rencontre avec le MDE Arnaud Gourvennec.

A la maison, papa parlait souvent d'Arnaud, de ses Messages, de sa Mamoune... mais ça
ne m'intéressait pas, et même je dirais que ça m'agaçait. Je ne sais pas pourquoi....
Cependant, un jour, cela fait maintenant 13 ans, j'ai été attirée par la lecture des livres
d'Arnaud. Il y en avait un sur le bureau de papa (le Tome 1), j'ai eu envie de le lire, et j'ai
tellement aimé...... C'était ma lecture le soir, tous les soirs..et aussi « Mon petit Icare » ,
« Dis-leur, Mamoune ». J'ai reçu des signes : des craquements de mon placard , très
fort, des fragrances.. très vite j'ai écrit à sa Mamoune, j'ai pu la rencontrer à une
conférence le 26 janvier 2008 à Landerneau. Je n'oublierai jamais.
J'ai eu la grâce de pouvoir correspondre avec elle pendant 10 ans... la grâce de la revoir
à ses deux dernières conférences à Solesmes et à Amboise en 2017 ; et aussi de faire
davantage connaissance avec Paul, si gentil et plein d'humour..
Et dès les premiers jours de lecture, je me suis sentie portée, soutenue, aimée par le Ciel.
Combien je remercie Arnaud pour ses Messages d'amour, combien je remercie du fond de
mon cœur, mes doux amis Mamoune et Paul pour leur engagement, leur courage, leur foi
pour mener ce Saint Travail.
Je rends grâce à Dieu de mettre sur notre route ce petit Messager, qui toujours nous parle
avec des mots forts, graves, joyeux aussi, sérieux, beaux, mais fermes cependant, avec
une extraordinaire pédagogie, et toujours empreints d'une grande tendresse.
Jamais je n'ai douté, pas un seul instant, de l'authenticité de ces messages, comme une
évidence. Et, je me dis que, si on a connaissance de tout ce Trésor, on se doit nous aussi
selon nos possibilités, grâce au « Blog de Nicole Gourvennec » et au site du
« Mouvement de l'Espérance Arnaud Gourvennec », de faire connaître notre petit
Arnaud et ses Messages Christiques.. salvateurs.. !

Cécile

Témoignage de Philippe Ferrand, trésorier du MDE Arnaud Gourvennec

Ma rencontre avec Arnaud Gourvennec.

Ma mère, comme Nicole Gourvennec, perdit un enfant jeune. Mon frère aîné, Jean-Claude, s'envolait à l'âge de 10 ans en 1945. Quatre ans plus tard, elle rencontrait Lanza del Vasto dans sa première communauté de l'Arche, à Tournier en Charente-Maritime. Nous vivions assez proches, à Angoulême.
Cette communauté, ancêtre des « communautés nouvelles » des années 70, était vouée au service de la paix par la non-violence active selon l'inspiration de Gandhi. Elle travaillait à la réconciliation religieuse, à la sauvegarde de l'environnement, et à la construction d'un monde alternatif. Ces valeurs m'interpellaient vivement et je visitai plusieurs fois la communauté.
Parallèlement, je m'intéressais fortement aux « fins dernières » et au monde (ou mondes ?) de l'Au-delà. Mon grand-père Adrien, spiritualiste, m’avait légué là-dessus une abondante documentation.
En 1955, je m'engageai dans la communauté de l'Arche, faisant mes premiers vœux en 1957, sans interrompre pour autant ma quête. Je découvris les messages transmis à sa mère d'un soldat mort à la guerre de 14-18, Pierre Monnier. Puis d'autres messagers christiques : Roland de Jouvenel, Paqui... Ma femme Laurence partageait étroitement cette recherche. Puis, un jour, par la bibliothèque du Mouvement Infinitude, nous sommes tombés sur les volumes des messages d’Arnaud Gourvennec, « Vers le soleil de Dieu ». Rencontre lumineuse et forte : nous y retrouvions, par une voie directe et sûre, des intuitions que nous avions depuis des années sur les plans spirituel, ecclésial ou sociétal. Et tout à fait en accord avec les directions de l'Arche : appel à la conversion spirituelle, œcuménisme, écologie, renouveau ecclésial, refus des dérives technico-scientifiques.
Ma femme et moi avons pris contact avec Nicole Gourvennec et adhéré aussitôt au Mouvement de l’Espérance. C’était en 2005. Nous avons d'ailleurs reçu, très vite, des signes non naturels évidents, significatifs et confortants d'Arnaud.
Depuis, nous sommes venus à Amboise, avons participé aux rencontres, congrès, à la correction des parutions, à la vie du Mouvement. J’ai pris la suite de Paul Gourvennec comme trésorier de l’Association Mouvement de l’Espérance et je fais bonne équipe avec les membres du Bureau.
Je rends grâce pour les messages d’Arnaud, leur profondeur, leur richesse et leur étonnante actualité, forte réponse aux brûlants problèmes de notre temps, ultime appel de l'Amour face à l'indifférence, aux trahisons, au vide spirituel, à la nature déchirée, à la vie blessée.

Témoignage de Christophe

Tout a commencé à Pâques, en 2009. Je venais d’arriver en vacances à Amboise.

Le premier soir, dans cette petite ville chargée d’histoire que je découvrais, j’ai assisté avec mes deux filles à la veillée pascale dans la collégiale Saint-Denis. Cette vieille église de près de 1000 ans était plongée dans la pénombre que seuls venaient éclairer les petites flammes des bougies des fidèles. L’atmosphère de cet instant et le mystère de cette église sombre et majestueuse m’avaient alors singulièrement impressionné.

Pendant l’automne 2009, en cherchant sur internet des articles sur les anges, j’ai découvert des extraits de textes particulièrement frappants. A la fois poétiques et précis, ils décrivaient les anges gardiens d’une façon si belle, si vivante, que je m’empressais d’en rechercher l’auteur. Il s’agissait d’Arnaud Gourvennec. Je venais de lire des extraits de « Vers le Soleil de Dieu ». Quelques jours plus tard, je récupérais chez mon libraire, le tome 1 que j’avais commandé. Je me suis aussitôt plongé dans la lecture de ce livre, découvrant les circonstances du départ d’Arnaud ainsi que les personnes de Paul et de Nicole Gourvennec. Je connaissais déjà ce genre de textes. J’avais découvert les « Lettres de Pierre » 2 ans auparavant. Avec Arnaud, je retrouvais la même veine, la même lumière, je me sentais chez moi !

Avec surprise, j’ai découvert qu’Arnaud vivait, en partie à Amboise et qu’il avait été inhumé dans cette église qui m’avait tant impressionné. Happé par ce livre magnifique et fascinant, je l’ai lu intégralement pendant 2 jours. C’était le week-end des 17 et 18 octobre 2009. Plus tard, j’ai réalisé que ce week-end-là marquait le 20ème anniversaire du départ d’Arnaud.

Très rapidement, je me suis procuré les tomes suivants de « Vers le Soleil de Dieu » et j’ai lu avec intérêt les pages du site internet du MDE Stella. Dans la foulée, j’ai adhéré au mouvement fondé par Nicole. A cette occasion, je lui ai adressé un message lui demandant, notamment, comment l’aider dans sa tâche. Elle me demanda de parler du MDE Stella et des messages d’Arnaud le plus possible autour de moi. C’est ce que je fis, offrant à mes proches et à mes connaissances des exemplaires de « Vers le Soleil de Dieu ».

Plus je lisais les textes d’Arnaud et plus se précisait cette idée : il faut que j’aille « voir », il faut que j’aille à Amboise, voir sa tombe, rencontrer Nicole et Paul. Pourquoi ? Peut-être tout simplement pour vérifier si tout cela était vrai...
Nicole accepta de me recevoir avec Paul, chez eux à Amboise, avec ma famille, pendant les vacances de Pâques 2010. Plus le temps passait, plus j’étais troublé, qui étaient vraiment les Gourvennec ? Leur histoire était-elle vraie ? Devais-je y aller ou tourner les talons ?

J’étais dans cet état d’esprit à quelques jours de mon départ quand il m’arriva une chose singulière. Je souhaitais pendre pour les vacances un CD de musique qu’on m’avait donné un jour. Sur cette copie, il n’y avait pas de titre, ni le nom de l’auteur et pas de chance : le boîtier était vide. Le CD avait disparu. Je voulais également me racheter pour ces vacances le livre « la source blanche », ce livre qui parle de l’écriture des « Dialogues avec l’Ange », que j’avais prêté et qu’on ne m’avait pas rendu. Faisant des courses en ville, le « hasard » m’amena dans une librairie. Devant un rayon, je me suis demandé : « où vais-je bien pouvoir trouver « La source blanche » ? ». Chose incroyable : le livre était exactement en face de moi, à 20 cm de mes yeux. Alors que je me présentais à la caisse, une musique retentit. Je n’en croyais pas mes oreilles : il s’agissait de la musique du CD disparu. Je demandai alors le titre de ce disque et on m’apprit qu’il s’agissait de « Présence de l’Ange ». Je suis ressorti avec le livre, le CD et la conviction que le Ciel me donnait le signe dont j’avais besoin pour partir en confiance à la rencontre de Paul et de Nicole.

Nous avons donc rencontré Paul et Nicole un après-midi d’avril, chez eux, dans leur maison d’Amboise. D’emblée, nous nous sommes sentis en profonde harmonie. Les quelques instants passés ensemble furent d’une très grande intensité pour tous les membres de ma famille. Nicole nous emmena, ma femme et moi, dans le bureau depuis lequel elle « pilotait » le bateau Stella. Plus tard, j’ai compris dans les regards que Paul m’adressait au moment de partir, combien il espérait que je puisse les aider et seconder Nicole dans sa mission écrasante.

Le lendemain, je souhaitais me rendre sur la tombe d’Arnaud. Là encore, j’avais besoin d’y aller, ne serait-ce que pour m’assurer que tout cela était bien vrai. Nicole m’avait transmis par écrit les indications permettant de trouver la tombe dans le très grand cimetière d’Amboise. Alors que je partais à sa recherche, je m’aperçus que je n’avais plus le mot de Nicole. Perdu, je marchais donc au hasard. Découvrant une dame chargée d’arrosoirs qui avançait devant moi, j’entrepris de la rattraper pour lui demander si elle connaissait la tombe d’Arnaud. Etonnamment, alors que je marchais rapidement, je ne parvenais pas à la rattraper. Tandis que cette étrange poursuite se prolongeait, je commençais à trouver mon idée un peu ridicule. Dans ce cimetière immense, comment cette dame qui filait devant moi aurait-elle pu connaître la tombe d’Arnaud ? Finalement, elle s’arrêta devant une tombe. N’osant pas l’aborder, je regardai autour de moi. J’étais à quelque pas de la tombe d’Arnaud !
Le temps de vérifier le nom inscrit sur la pierre, je me retournai. La dame et ses arrosoirs avaient disparu…
Avisant cette magnifique tombe, porte blanche ouverte sur le ciel, entourée d’autres pierres sombres, me faisant l’effet de tristes couvercles, toute la cohérence de cette famille m’apparut encore plus clairement. Cette histoire était bien vraie ! Je pouvais avoir confiance.

A partir de cette rencontre, j’ai entretenu avec Nicole une correspondance régulière, par mail, par courrier, par téléphone et par SMS. Je lui donnais des nouvelles de ma famille et de mon propre parcours souvent agrémenté de photos qui l’amusaient. J’essayais de la soutenir alors qu’elle était aux prises avec de fréquents problèmes de santé et très accaparée par son travail pour le MDE. Nos échanges étaient riches, souvent profonds. Nous avions une sorte de communauté d’esprit qui parfois se traduisait par des phénomènes surprenants : Nicole répondant à une question, que j’avais écrite puis effacée avant d’envoyer mon mail… Nous avons beaucoup échangé à propos de l’aide à apporter au MDE Stella. Parfois nous divergions. Mais je ne discutais jamais. Nicole savait bien mieux que moi ce qui était dans l’esprit du MDE. J’ai donc écrit des articles pour la lettre de liaison et pour son blog. Puis, en écoutant le CD « voile d’or », j’ai eu l’idée d’enregistrer des extraits de messages d’Arnaud afin que davantage de personnes puissent les découvrir.

Nos dernières rencontres eurent lieu en décembre 2015 chez eux à Amboise, puis en octobre 2017 lors du dernier congrès du MDE Stella. La dernière lettre de Nicole en fin janvier 2018 était pleine de joie et d’enthousiasme pour l’avenir du MDE.

Quelques jours plus tard, Paul s’en allait.

Dans le dernier message de Nicole, elle me disait qu’elle ne se remettait pas de cette séparation brutale. Ce fut la dernière fois que nous avons pu communiquer. C’était à Pâques 2018.

Aujourd’hui, le fil de nos échanges est rompu. Mais comme je le lui ai promis, chaque soir depuis ce mois de février 2018, j’ai une pensée pour elle et pour Paul.

Comme Arnaud, là où ils en sont de leur chemin, ils sont pour moi plus que jamais vivants !

Christophe

Témoignage de Chantal Chassot.

Comment j’ai continué la route.

Le 5 janvier 1998, j’ai perdu mon Nicolas âgé de 17 ans et demi, j’ai cru devenir folle, j’aurais aimé mourir avec lui, j’étais morte avec lui. Je ne pouvais pas vivre sans lui, je l’aimais tant, je l’aime tant.
Je pense tous les jours à lui, le temps n’arrange rien, au contraire j’ai l’impression que ma souffrance augmente parfois, il me manque tellement.
Depuis ce jour, ma vie a été complètement bouleversée, j’ai basculé du jour au lendemain dans un autre monde, dans un océan de tristesse, de vide, d’immense solitude. La plupart des gens n’osaient plus me saluer, m’évitaient, c’était ainsi, lorsqu’on perd son enfant, on perd aussi ses relations, cela m’était égal en fait car comme j’avais basculé dans un autre monde, les autres m’étaient devenus indifférents. J’étais en complet décalage avec les gens.
Je suis donc partie immédiatement à la recherche de mon fils. Je voulais savoir où il était. Ce n’était pas concevable pour moi de ne plus le revoir, cela n’avait aucun sens, alors pourquoi cette vie sur cette terre ? vivre, aimer, mourir et quoi plus rien non cela n’était pas possible. Je me disais : Si Dieu existe, il ne peut permettre que ce soit fini, je me suis posé plein de questions, à quoi bon vivre alors si tout se termine ainsi, à quoi beau aimer, ce n’était pas logique, la vie n’aurait aucun sens alors ! J’ai cherché des réponses.
J’ai demandé à un pasteur où était Nicolas, il m’a répondu « en tout cas, il en paix ! C’était d’une banalité sans nom, d’une tiédeur et d’une ignorance totale, je lui en ai voulu beaucoup d’être si ignorant, il ne pas en tous cas pas été d’une grande aide Je ne cessais pas de demander de l’aide à Dieu, dans le train qui n’amenait à mon travail, ou en voiture, partout je disais : Mon Dieu, aide-moi, aide-moi, aide-moi ! Je souffrais tellement de ne plus de ne plus voir mon Nicolas
Et puis Dieu m’a peut-être entendue, il a placé sur mon chemin le premier tome des messages d’Arnaud.

Et c’est grâce aux messages d’Arnaud que j’ai pu continuer le chemin de ma vie sur cette terre .

J’ai commencé à fréquenter la bibliothèque de ma petite ville pour trouver des livres qui parlent de l’au-delà, j’étais devenue une spécialiste dans ce domaine, j’avais déjà lu « la vie après la vie » de Moody « les morts nous parlent « du père Brune, les livres d’Elisabeth Kubler- Ross et tant d’autres mais je n’étais pas satisfaite, je voulais aller encore plus loin.
C’est alors qu’en entrant dans une boutique qui s’appelait « Le Petit Prince » j’ai découvert le premier tome des messages d’Arnaud, j’avais carrément dit à la personne qui était là que j’avais perdu mon fils et que je voulais un livre qui m’aide, qui me parle d’Espérance. A la première lecture du tome I, j’ai été comme transportée, happée dans un autre monde,
Les messages d’Arnaud me parlaient et semblaient écrits aussi pour moi, je le dévorais, le relisais pour bien assimiler les pages en particulier ou Arnaud parlait de ses copains du ciel, Arnaud disait que ce qu’il vivait, nos enfants le vivaient aussi, il décrivait son monde et je me prenais à imaginer ce monde céleste où mon Nicolas évoluait aussi. C’est comme cela que j’ai commencé la lecture des messages d’Arnaud et pris contact avec Nicole. Je lui ai aussitôt écrit, elle m’a répondu immédiatement, malgré tout son courrier elle répondait à chacune de mes lettres, je les relisais sans cesse, elle écrivait que ce que vivait Arnaud, Nicolas le vivait aussi qu’un jour nous ne nous quitterons plus, j’avais enfin les réponses à tant de mes questions. Oui Nicolas était vivant, oui un jour nous nous reverrons pour ne plus nous quitter, c’était tout ce que je désirais. Oui Arnaud avait envoyé d’autres messages et il y avait d’autres livres. J’ai dévoré les livres d’Arnaud, Nicolas était vivant et tout ce qu’Arnaud vivait Nicolas le vivait, notre amour continuait et nous nous retrouverons. Les messages d’Arnaud ont ranimé ma vie, j’étais envahie par une espérance folle et je découvrais ce monde de beauté, de lumière où nos enfants nous précèdent.
Combien de fois ai-je lu et relu cette phrase « Maman, tu es mon amour du ciel, un jour nos yeux ne se quitteront plus » et combien d’autres.

Enfin j’avais la preuve, c’était concret pour moi, Nicolas était vraiment vivant, il vivait et j’allais surtout le retrouver, j’ai lu je ne sais combien de fois ce premier tome, je me nourrissais des messages d’Arnaud. Les messages d’Arnaud ont transformé mon désespoir en espérance, changé ma vie.
Je n’étais plus seule aussi, des amis Stella prenant le relais de Nicole m’ont écrit, soutenue, c’était magnifique, je n’avais jamais connu un tel amour, je venais de découvrir ma famille de cœur, une chaine d’amitié s’était formée autour de moi. Sans les messages d’Arnaud, je ne sais pas si j’aurais pu tenir le coup.
Puis Je me suis rendue au congrès en 2000 à Amboise, là, j’ai été encore transportée, tant d’amour et d’amitié autour de moi, je me sentais plus seule, j’étais entourée de frères et sœurs en souffrance, je ne voulais même plus retourner en suisse, je me trouvais au ciel et je ne voulais plus revenir sur terre. C’est à ce congrès que j’ai fait la connaissance de Madeleine, Yves, Pierre-Marc qui me manque tellement, Robert, Monique, Anne-Marie et j’en oublie, des frères et sœurs de cœur avec lesquelles une correspondance s’était établie, ils m’ont soutenue, portée.
Les messages d’Arnaud si pures, d’une telle beauté m’élevaient, Je me suis rapproché de Dieu grâce à Arnaud, je me suis vite rendu compte que seuls Dieux et les gens qui avaient des petites fenêtres ouvertes sur le ciel pouvaient m’aider à ne pas sombrer. Les messages m’ont ouvert la porte du ciel, un océan de lumière m’est apparu. Les messages d’Arnaud qui sont des messages christiques viennent du ciel, par la voix d’Arnaud, Dieu nous parle, il y a toute une dimension spirituelle, religieuse dont j’ai besoin pour me nourrir, il nous parle de Dieu, Marie, la communion des saints, tous les saints, la bible. J’ai approfondi la lecture des messages et je sais que la communion des saints ce sont les vivants de la terre et les vivants du ciel, Nicolas est vivant avec Arnaud et tous nos enfants, tous nos amours du ciel, Dieu existe, Dieu ne peut pas permettre la séparation d’une maman et son enfant, d’une femme et son époux, nous retrouverons ceux que nous avons tant aimés. Dieu connait notre souffrance et nous aime. J’ai découvert que Marie nous aimait particulièrement, la souffrance nous a fait sœur de la mère du Christ, comme elle, nous avons porté notre enfant mort dans nos bras. Qui mieux qu’elle peut nous comprendre ?
Naturellement Je n’ai eu qu’un désir c’était de les partager, d’en parler, de transmettre aussi ce verre d’eau d’espérance mais je me suis vite rendu compte que pour y accéder il faut être demandeur, tout le monde ne peut pas y accéder, ils ne peuvent pas être jetés sur le marché du spirituel comme n’importe quel produit. Arnaud écrit : Les messages ne s’adressent pas à la réalité humaine. Ils s’adressent avant tout aux cœurs brisés par le chagrin et comme des petites piles font repartir les cœurs qui ont du mal à battre, ils raniment la vie en ranimant l’Espérance. Mais moi, je suis heureuse d’avoir pu y accéder, d’avoir été réceptive, j’aime tellement mon Nicolas que Dieu m’a donné cette grâce de m’intéresser aux choses du ciel…

Dans ma recherche de Nicolas, j’avais trouvé Dieu.

Par la suite, j’ai aussi perdu toute ma famille dont mon mari un an après Nicolas, là aussi les messages d’Arnaud m’ont aidée à poursuivre ma route, ils sont forcément ensemble. Je vis pour le petit frère de Nicolas, je n’ai rien d’autres sur cette terre.
Perdre mon fils cela reste une douleur sans nom malgré les années qui passent je pense tous les jours à lui et je n’attends qu’une chose de le rejoindre car évidemment ce qui me tient en vie c’est mon Espérance en la vie qui continue, surtout en l’amour qui continue, je sais que je vais le retrouver.
A présent je vis avec mon Nicolas, il fait partie de ma vie de plus en plus, je m’adresse à lui quand je ne vais pas bien, je lui demande de m’aider à poursuivre la route, je sais qu’il est vivant. Je vis sur le plan de la terre et du ciel, je me prépare à rejoindre Nicolas, nos liens avec nos amours du ciel sont indestructibles. Nicolas me tire

« VERS LE SOLEIL DE DIEU ».

Pour poursuivre ma vie, je fréquente aussi des abbayes ou les chants des moines, leurs prières sont proximité avec Dieu, dans la vie de tous les jours c’est difficile de vivre sa foi, son espérance et lorsque je suis dans ces endroits je me dis aussi : Dieu existe vraiment.
J’imagine aussi comme Arnaud dit à sa maman « Patience Mamoune », une vie humaine, c’est quelques centièmes de secondes, quelques centièmes de secondes.

Témoignage de Robert Collier, secrétaire du MDE Stella.

Né en 1927 à Châlons sur Marne, deux sœurs actuellement décédées, je me suis marié à Paris avec Monique Michon, en 1952, à la fin de mes études supérieures. Nous avons quitté rapidement la capitale, pour la Lorraine, berceau de ma famille, où ma carrière d’ingénieur s’est développée dans le bassin sidérurgique.
Trois garçons sont venus constituer notre famille. Actuellement j’ai 6 petits - enfants et 2 arrières petits-enfants, installés pour les ¾ dans le sud de la France.

En 1997, après une maladie très éprouvante durant 6 ans, ma femme Monique est décédée : elle n’avait que 66 ans.
Une amie, Anne-Marie Foulon, déjà membre du MDE, m’a fait découvrir le Mouvement : au premier abord, j’ai été très dubitatif, ne prenant pas au sérieux ces liens avec l’Au-Delà, créés par un enfant de 13 ans qui, depuis son décès en 1989, communiquait avec son père. D’autant plus que j’étais fortement engagé dans une grosse paroisse de 10.000 habitants, particulièrement comme Président du Conseil de Fabrique !

A la lecture du TI de VSD, j’ai commencé à me poser plein de questions sur la vérité de ces conversations - messages, comprenant cependant qu’Arnaud n’est qu’un canal et non la source et que Paul et Nicole n’ont jamais contacté l’Au-Delà : c’est Arnaud qui les contacte.
En 1999, J’accepte l’invitation d’Anne-Marie Foulon de l’accompagner au 3ème Congrès du MDE à Amboise, d’une durée de 3 jours.

Mes premiers contacts avec les personnes présentes me font découvrir des cas de très grandes souffrances, suite à des événements dramatiques, qui seront confirmés par des témoignages très douloureux mais avec lesquels Nicole, pleine de compassion, nous encourage de vivre dans l’Espérance, sachant de plus que l’Amour est plus fort que la mort.
Au fil des journées, des liens se sont créés entre nous – et restent 20 ans après - encore très solides.

Deux conférences m’avaient principalement marqué :
- Dr Xavier Emmanuelli (à l’ origine du Samu Social de Paris et Médecins sans frontières) qui nous a démontré, comme l’a dit Nicole, que le jour où chacun éprouvera pour l’autre un sentiment de compassion, nous serons en marche vers un monde nouveau, un monde d’Amour.
- Pierre-Marc Anthonioz , géologue, écrivain , qui nous a expliqué comment, quand la douleur, s’installe cela s’appelle la souffrance, comment à travers les « signes », les « rêves » il y a une ouverture vers l’Espérance et comment, à l’égard des messages d’Arnaud, lui est passé de la croyance à la foi en eux .

Cela a été pour moi des moments importants qui ont fait que j’ai commencé à avoir la foi en ces messages ; J’ai gardé des liens très étroits de grande amitié avec Pierre-Marc jusqu’à son décès en 2010.

Enfin, le dernier jour de ce Congrès, Nicole, que je connaissais à peine, venait m’informer qu’elle avait, dans la Collégiale St Denis, ressenti une effusion, sous forme de message, qui me concernait directement : son contenu m’a fortement bouleversé : cela a été le début d’une adhésion totale au MDE, une forte amitié avec Nicole et Paul, puis une profonde et très sincère affection.

En venant à ce Congrès, je ne pouvais penser que 2 ans environ après, pourrait commencer pour moi un long développement d’activités au sein du MDE, auprès de Nicole, Paul et Anne-Marie Foulon, responsable de la Région Grand-Est.

Aussi, au décès brutal de Paul, puis rapidement après, la déclaration de la maladie de Nicole, ma peine a été bien sûr très grande et m’a découragé, l’âge aidant, de continuer à être actif dans le mouvement.

Nicole, durant toutes ces années passées à la tête du MDE, a été bousculée, véritablement « attaquée » par le malin et elle a, chaque fois, mais à quel prix, su l’écraser. Elle a toujours gardé en elle, un courage immense, et fait véritablement le don de sa personne au MDE.

Je félicite les nouveaux dirigeants, qui ont voulu et réussi à surmonter les nombreux obstacles qu’ils ont trouvé sur leur route et les remercie du fond du cœur.
Je reste cependant à leur disposition pour tout avis ou complément d’information sur le passé.

Robert Collier

Témoignage d’Andrée Bernaerts, contact Régional en Belgique, du MDE Stella .

Nous avons eu avec bonheur quatre enfants : Jean-Pierre, puis deux filles et la joie d’un second fils ; le tout en six ans. Jean-Pierre se révéla bien vite être assez timide et mal assuré. Toujours de bonne volonté, faisant de son mieux pour obtenir de maigres résultats et parfois des échecs. Intelligence très moyenne, parlant peu mais serviable, jamais jaloux. A trente ans, beau et grand jeune homme, il vivait toujours avec nous. Cela commençait à lui peser. Il faisait beaucoup de sport.
Il se cassa le poignet droit fin juin 1990, au tennis de table à la veille de ses congés : chaque année, avec le vélo-club de son village, en équipe et en uniforme comme les autres, il passait ses vacances sur le Tour de France. C’était tout son bonheur. Jean-Pierre a annulé avec regret. Poignet mal remis, replâtré ; immobilité prolongée et la tête qui rumine de plus en plus…Nous cherchions à le distraire. Le lendemain devait commencer son traitement contre la déprime. Mais en ce dimanche ensoleillé du 29 juillet, il était seul, il passa à l’acte et se pendit. Il venait d’être descendu et son père dans ses larmes, lui a dit : « Tu as bien fait mon fils ».
Trop c’était trop !!!
Voici un extrait des paroles que son frère prononça à la messe : « Par ta vie humble et droite, occupé à de modestes activités, tu étais sans le savoir un exemple pour tous. Là où tu es maintenant, tu possèdes tout ».
J’ai senti de suite qu’il était bien, qu’il était proche, qu’il voyait notre émoi, je lui parlais, certaine de sa délivrance. Mon mari m’enviait une fois de plus, lui un grand chercheur de sens. Il est vrai que j’ai une foi de naissance, naturelle, évidente, une grâce sans doute dont ont hérité mes enfants sauf Jean-Pierre, sujet trop compliqué…pour lui, il a bien cru s’en aller vers le néant et quelle surprise éblouissante pour mon petit martyr !!!
Quand vous avez des Certitudes, vous constatez vite que vous êtes à part, on hoche la tête, on espère, on se tait. Moi j’étais dans la paix sauf en certains moments où je balançais du côté du « jamais plus » et où je ne sentais plus que cela, me remplissant de douleur. Le temps devait faire son œuvre.

Et où tout commence.

Un matin de septembre, je reçois la visite annoncée d’une dame responsable de la Fraternité Jonathan pour notre région : « aide aux parents endeuillés ». Un ami commun avait proposé la rencontre et nous avions dit oui, plutôt pour lui faire plaisir. Germaine était avenante et passionnée par son rôle. Elle était depuis des années la maman d’un grand brûlé de 17 ans… Elle avait les mêmes convictions religieuses que moi. Elle me présenta le Mouvement d’origine française, me parla des rencontres, des bons résultats, de la revue Pierres vivantes et… des Messagers ! Qu’est-ce que c’est que çà ? Elle m’en parla aussi mais je ne la suivais plus très bien…
Elle avait emporté quelques livres et quelques numéros de la revue qu’elle me laissa…Je pris un abonnement à la revue et lui dit que pour les rencontres on allait voir. En me quittant, elle ajouta que, en octobre, il y aurait justement une rencontre franco-belge tout près de chez nous à Banneux et elle m’en glissa le programme dans les mains.
Les livres me firent grande impression. Je fis la connaissance de Jean Prieur, ce qui n’est pas peu dire et de Roland de Jouvenel. Je n’en avais qu’un livre, je ne sais plus lequel. Pas encore d’Arnaud en vue. Les messagers, la main qui écrit toute seule…presqu’effrayant, j’avais peur que cela ne m’arrive. Jean Prieur figurait au programme de ce week-end et j’eus envie de le connaître en vrai. Je demandais si nous pouvions aller juste pour sa conférence. L’homme me déçut un peu par son abord difficile, ce qui se confirma plus tard. Il nous intéressa bien sûr. Il y avait une grande assemblée dans un climat chaleureux. Mais pour nous, il y avait si peu de temps que nous étions en deuil… A notre départ, Germaine nous présenta au bon Père Maurice Becqué, rédemptoriste belge, aumônier de la Fraternité, qui fut justement l’ami et le confident de Marcelle de Jouvenel lorsqu’il prêchait à Paris. Quelle coïncidence avec ma lecture en cours ! Peu à peu nous deviendrons de grands amis, Père Becqué et nous, jusqu’à sa mort à 98 ans à Bruxelles en 2011.

Arnaud parlait du Ciel depuis un an déjà et je n’en savais rien encore.

Je continuais à me procurer un à un les livres de Roland et je m’attachais à lui. Il était né un neuf juillet ! Ah ! Ce neuf juillet ! Nos deux garçons étaient étonnamment aussi du 9 juillet – 1960 et 1966 - un samedi. Cela me faisait 3 « neuf juillet » dans le cœur ! Je me souvenais que Jean-Pierre était né à 0h15 – une horloge pendait au mur devant moi – après une attente bien longue au lit de plus de 8h à la clinique ! Il fallait donc qu’il naisse le 9 ! Un regard extérieur sourirait…Mais voici justement ce qu’écrivait Marcelle de Jouvenel qui avait été intriguée aussi par cela : « la synchronicité » des dates. Comment ne pas croire à cette mathématique supérieure à laquelle sont soumis certains évènements qui semblent vouloir se faire remarquer de nous en empruntant l’exactitude des dates. (Comme un secret, comme une Flamme, p 144).
Je fis deux songes extraordinaires début 1991 à 2 mois exactement d’intervalle où mon disparu vint me voir pour la première fois. Je ne le lui avais jamais demandé. Il était bien lui mais pacifié, rempli d’une sagesse qui dépassait la mienne. Oui, il venait d’Ailleurs mais je pouvais le toucher, l’embrasser, nous nous parlions…J’abrège. Il y eu d’autres petits songes, inoubliables tous, trésors de ma vie, bourrés de symboles que je ne défrichais pas toujours de suite, éblouie au premier degré. Ce furent des mois d’intenses communions Ciel – Terre. Je devais faire attention de ne pas négliger mes autres enfants. Nous attendions pour la première fois la joie d’être grands-parents. Notre première fille, mariée depuis quelques années, n’avait pas encore d’enfants et ce n’était pas encore dans leurs projets. Or elle se trouva enceinte sans l’avoir cherché, de suite. Il est certain que la venue de notre premier petit enfant est un signe et Olivier naquit 9 mois et demi exactement après l’envol de Jean-Pierre.

Merci Seigneur.

Je gardais le contact avec Jonathan par la revue et j’appris qu’en avril 1992, il y aurait à nouveau un week-end Franco-Belge, cette fois à Abbaye de Hurtebise. Je fus tentée d’y participer du début à la fin et je m’inscrivis. Ah ! Le charme de cette vieille bâtisse que je ne connaissais pas et aussi le charme des amis français avec leur facilité de langage et leur bel accent !
Je venais pour la première fois à une rencontre Jonathan et de plus quelle rencontre ! J’eus de suite de l’affection pour le couple avant même de savoir qui ils étaient : Lionel et Jacqueline de Saint-Quentin, fondateurs du mouvement, en 1978, après la mort accidentelle de leur fils Bruno à l’âge de 19 ans. Et à ce jour où Jacqueline est encore de ce monde, je suis le seul lien qui lui reste de Jonathan-Belgique qui n’existe plus, nous échangeons nos vœux et quelques nouvelles à la fin de chaque année.
Le programme était riche, riche de paroles que l’on entend nulle part ailleurs. Oui, un autre monde … Je prenais des notes : Père Becqué, Jean Prieur étaient là et tout le staff belge et français des grands jours.
Dans la journée de samedi, on annonça une petite prise de parole d’intervenants, un beau couple élégant que je n’avais pas remarqué car nous étions nombreux. C’était, vous vous en doutez, nos amis Paul et Nicole Gourvennec, heureux de nous faire part de l’aventure dans laquelle ils étaient embarqués depuis 2 ans et demi. Ils tenaient à la main quelques feuillets, nous lisaient des passages reçus d’Arnaud. Et cela continuait…La publication commençait et le premier livre allait sortir. On pouvait déjà le commander. J’ai encore la feuille résumant la situation qu’ils remirent à tout le monde. Pour moi qui me nourrissais de Roland, il était difficile de déjà lire un suivant et je m’étais dit : « ce n’est pas pour moi ».
Le lendemain dimanche, je prenais seule le petit déjeuner à la première grande table de couvent de cette salle. Peu de monde encore. J’entendis des voix qui s’approchaient derrière moi dans une grande discussion. C’était Paul Gourvennec et Jean Prieur qui vinrent prendre place à ma table. Paul était presque devant moi mais pas un regard pour ma petite personne. Ils parlaient, parlaient tellement qu’ils ne pensaient même pas à se servir. Et soudain ce fut comme un éclair sur moi : Paul disait à Jean « mais oui le paradis est comparé à un jardin ».
Or, mon premier songe de ce début janvier 1991, Jean-Pierre sortait d’un jardin. Là c’était le plein été, je le cherchais et l’appelais pour le repas de midi. Enfin je le vis, accroupi, jardinant chez les voisins. « Ah ! C’est là que tu étais » ! Bizarre, jamais les enfants n’étaient entrés dans ce jardin. Jean-Pierre se redresse, enjambe la clôture et se tient droit devant moi. La suite de ce songe était si merveilleuse que je n’avais plus beaucoup pensé à ce « détail » du jardin. Et voilà que je le décryptais après plus d’un an. Je savais que mon enfant était au ciel mais cette façon de revenir… On pourrait en dire beaucoup plus mais ce qui m’a atteint vraiment c’est que cela me venait du père d’un enfant de là-bas, promu à un grand rôle, ce père qui nous avait parlé la veille, cet Arnaud que j’avais classé sans suite pour moi… Mon café terminé, je sortis de table songeuse. Je fis la commande du Tome I de Vers le Soleil de Dieu. Ce week-end se poursuivit et se termina dans la ferveur, la joie, la prière.

Encore une fois, dans ma vie, j’étais tombée dans les bras de Dieu.

Je devins plus régulière aux rencontres bimestrielles de Jonathan-Belgique. La présidente Denise Rémy-Wiart s’intéressait beaucoup aux messagers dits christiques, reliant Ciel et Terre. Les « Pierres Vivantes » du début en donnaient beaucoup d’exemples et encourageaient les lecteurs, question de foi. Et cela l’avait beaucoup marqué. Elle suivait donc Arnaud de près et se rendit au premier Congrès d’Amboise en 1994 ou 1995. Elle nous en fit un compte rendu plus qu’enthousiaste. Mais tout le monde à Jonathan n’était pas sur la même longueur d’ondes. Certains trouvaient que l’on parlait trop de Messagers. Ils en étaient agacés, ils venaient pour la compassion, l’amitié partagée, pour parler de leur enfant parti…Embarrassant, étonnant, triste ? Oui vraiment que dire : le Comité central de Jonathan annonça que l’on ne parlerait plus de Messagers ! Sans pour cela les nier. Je préfère passer rapidement sur cette affaire.
Nicole fonda son propre mouvement, absolument nécessaire vu l’avalanche et la densité des interventions de son fils. J’adhérai au MDE de suite et d’autres membres français et belges firent de même sans quitter Jonathan.
Au fil des années, j’étais devenue responsable de la location et de la vente des livres y compris ceux d’Arnaud. Germaine, un jour, annonça que l’on ne vendrait plus les livres des Messagers, on allait seulement liquider le stock. En fait on avait peur du MDE et de perdre des membres.
Nous étions allés, René et moi, au deuxième Congrès de septembre 1997. Trois tomes étaient sortis, le 3ème de justesse. Nicole a relaté en détails ces journées fastes et ses aléas dans le Lien 16, revue qui portait bien son nom. Jamais on ne comprendra comment Nicole pouvait travailler autant et avec quelle perfection pour nous relier, nous ses membres. Je fus choisie comme Contact Régional Belgique avec Aline de Suray. Je suis retournée à Amboise une deuxième fois avec mon époux, puis avec Aline, en conduisant la voiture à tour de rôle ! Ah ! Le contour de Paris ! Puis la santé de mon époux se dégradant, je dus annuler au dernier moment le dernier Congrès et Aline partit sans moi. Mon époux qui lisait Arnaud de temps à autre, affaibli depuis plus de 5 ans, est parti en pleine lucidité et la paix à 9h du matin, le jour de la Toussaint 2005, dans son fauteuil, interrompant son petit déjeuner, en ma présence, celle de notre fils François appelé d’urgence…et de son chien adoré. « Au fond, c’est facile de mourir » a- t-il dit, lui le grand inquiet de naissance. Il avait 74 ans et demi.

Toussaint ! Immense fête triomphante… Merci Seigneur.

Sans transition, je reviens au MDE. A Ciney, pour la rencontre franco-belge de juin 2000, Paul et Nicole Gourvennec avaient été nos invités d’honneur. L’accueil français fut distant. Ils n’avaient guère apprécié notre initiative. Germaine avait prévu cela et avait hésité mais d’autres invitations étaient restées sans issue. Un certain malaise planait dans l’air, j’en souffris car dans ma logique naïve ? C’était le Ciel rien de moins qu’ils nous amenaient et j’ai cru à une possible fraternité…je n’avais même pas songé à cette question de membres.
La période Congrès terminée, le développement de l’informatique…les années passèrent. Jonathan Belgique déclina peu à peu, les Français ne venaient plus chez nous, dommage. C’étaient eux qui nous invitaient parfois, et je me souviens d’un beau week-end à Nancy et à Domrémy, en septembre 2000. La Revue nous reliait encore. On me retira, ici, la charge des livres car j’étais trop MDE. On vint chez moi reprendre la douzaine de caisses. Bonjour, au revoir. Jamais vu cet homme… Je restai à Jonathan, malgré l’affront, pour de bonnes amitiés et l’affection du Père Becqué. On ne trouva jamais personne pour me remplacer de façon durable. Denise Rémy décédée depuis longtemps, il n’y avait plus de nouveaux membres. Germaine, présidente se dépensait beaucoup à contre – courant mais rien n’y fit. Une fin en queue de poisson comme dans d’autres mouvements d’ailleurs…
Dans les Contacts Régionaux, Nicole nous avait adjoint à Marie-Alice et Bernard Germain du Nord-Pas de Calais : Picardie. Ces derniers étaient fraîchement endeuillés par la mort accidentelle de leur fille lors d’une soirée de fin d’études. Couple modèle. Meurtris, ils parvenaient à sourire et à espérer dans leur vie. Il leur restait un fils et une fille. Inoubliables amis, ils sont partis ensuite pour le Jura rejoindre leur fils. C’étaient tous deux de parfaits animateurs, joyeux mais profonds, grands chrétiens, plaisantant gentiment. Aline a déjà raconté les quelques réunions organisées par notre petit groupe en Belgique.
Nous étions bien encadrées aussi par Robert Collier de Thionville et par Anne – Marie Foulon, de grandes amies d’Aline et bien avant, de Paul et Nicole ! Robert et Anne-Marie avaient tous deux analysé les Messages d’Arnaud. Remarquables travaux de synthèse toujours disponibles. Merci à eux. 20 feuillets écrits à la main sur les messages christiques et sur le MDE de Robert et 17 pages tapées sur la Prière par Anne-Marie en parcourant les 4 volumes du moment. Ils venaient chez nous ou bien nous allions chez eux à Thionville, ou à l’Abbaye de St Thierry, rencontres minutieusement préparées.
Quant à moi personnellement, il me semble que je n’ai pas fait grand-chose. Je n’ai aucune facilité oratoire et je suis plutôt timide. Dans ma paroisse, j’avais 3 amies MDE Stella, décédées maintenant. Nous échangions souvent, l’une d’elle, sacristine dévouée décida un jour de parler des Messagers à notre curé, bon prêtre dans la quarantaine. Après l’office, elle se lance. Elle n’a pas eu le temps d’achever sa première phrase : il l’arrêta net, comme pour chasser Satan et dit : « inutile d’insister ». Lucy en fut blessée à vif. C’est sans doute cela que l’on appelle le cléricalisme.
Il est temps pour moi de conclure ce long discours, j’ai essayé d’aller vite mais j’ai beaucoup d’années ! J’ajouterai encore pour le temps présent, que mes deux filles ont lu et possèdent tous les livres de Nicole, offerts à elles par moi en cadeaux de fête…Elles ont été impressionnées. Dans le living ici chez moi se trouvent sur une étagère réservée à cela, les 6 petits livres bleus de Roland, mon premier amour, mon troisième 9 juillet ! Et tout ce qui se rapporte à notre cher Arnaud. Mon fils, très chrétien est au courant mais n’y touche jamais jusqu’à présent. Quant aux 5 petits-enfants, mystère …
L’avenir du MDE Arnaud Gourvennec ? Il est certain. Mais n’oublions pas : les Encycliques dans le temps passé, il fallait des siècles pour les « digérer » !

Alors même si cela va un peu plus vite…

Andrée Bernaerts

Il est vrai que tous les membres du MDE.S ont souvent une histoire qui les a amenés vers Arnaud : Témoignage d’Aline de Suray.

Pour ma part c’est le décès de mon fils Henry, en 1984, à l’âge de 27 ans qui m’a fait réfléchir sur son devenir, bien que j’aie perdu son père 2 ans auparavant, après 25 années de luttes contre la sclérose en plaques, sans me poser trop de questions.

Bien que chrétienne pratiquante, je me disais que la vie s’arrêtait après la mort. Quelques mois après le départ d’Henry, ma fille et son mari m’ont conduite à Medjugorje dont on commençait à parler et je suis revenue en disant : « je suis allée chercher un signe et je ne l’ai pas eu ».
Or, quelques temps après, un matin dans le dernier sommeil, alors que je me trouvais chez ma fille, je me suis transférée chez moi et j’ai vu mon fils sur le haut de l’escalier qui montait à l’étage et j’ai crié « Henry, es-tu bien ? J’entends encore sa voix « mais oui, Maman, je suis bien » avec sa façon de toujours relativiser les choses. Je me suis réveillée, ne sachant ce qui m’était arrivé mais avec une de ces paix qui ne m’a plus jamais quittée.

Les livres sont alors arrivés vers moi par hasard et j’ai appris que ce que j’avais vécu, d’autres que moi l’avaient vécu aussi. Ce n’était pas un rêve mais un songe. J’ai découvert Pierre Monnier, Roland de Jouvennel et Paqui que je dévorais comme des cartes postales venant d’un pays où mon fils résidait.
Ensuite j’ai fait partie de la Fraternité Jonathan qui regroupaient des parents endeuillés et j’ai fait la connaissance d’Andrée Bernaerts qui était la bibliothécaire et connaissait les messages d’Arnaud. Elle venait de participer au 1er congrès à Amboise. De suite, j’ai adhéré au Mouvement et avec elle, j’ai participé au 2 ème congrès et fait la connaissance des Gourvennec.

Nicole a alors demandé à Andrée de faire connaître les messages d’Arnaud en Belgique et je l’ai secondée dans cette responsabilité. Nous avons organisé 3 réunions : deux à Beauraing et une à l’Abbaye de Maredret qui regroupait 20 à 30 personnes. Nous avions la chance d’y accueillir Robert Collier, Anne-Marie Foulon, André Ghischer et Bernard Lekien qui nous a quitté en 2009.

Je voudrais terminer par une petite anecdote : il y a quelques années, j’ai fait partie d’un groupe biblique qui se réunissait chez un vieux prêtre dans un petit village près de chez moi. Je me suis servie des textes d’Arnaud des tomes 3 et 4, Nicole ayant fait un travail considérable pour retrouver les textes évangéliques. J’en ai fait part au curé qui m’a dit d’emblée » Je ne veux pas savoir d’où cela vient ! » Mais au fil des rencontres, c’est lui qui demandait « et Arnaud, que dit-il à ce sujet ? ». Il est décédé actuellement et je suis certaine que cela lui a apporté une certitude de la vie après la mort que beaucoup de prêtres n’ont pas.

Je souhaite bon vent au bateau de l’Espérance et espère que des jeunes viendront prendre la relève nécessaire pour qu’il continue à naviguer.

Avec toute ma sympathie.
Aline

Témoignage de Josette & Pierre.

Très chers amis du MDE Arnaud Gourvennec,,

Nous avons connu le MDE Stella et Nicole par nos amis Madeleine et Yves Soucquet Bressand des Vans en Ardèche où nous demeurons, ayant été eux même confrontés à la perte de leur petit fils Romain, puis de leur fils Roland.
Au décès de Romain, Madeleine avait sombré dans une profonde détresse et grâce divine, une amie, lui a parlé de Nicole avec laquelle, elle s'est mise en relation et peu à peu, cette aide précieuse lui a permis de reprendre espoir et de reprendre goût à la vie.
Lorsqu'à mon tour, j'ai été confronté au grand chagrin de perdre Alice ma petite soeur de coeur, Madeleine, m'a fait connaitre le MDE Stella et Nicole que nous avons rencontré à Montpellier et partagé avec elle une merveilleuse journée, et nous sommes montés dans le bateau Stella pour ce voyage de fraternité, de prières, recevant les liens et les témoignages dont nous faisait part Nicole, échangeant des correspondances pour Noël, Pâques, tout cela avec une attente et un partage de soutien, de compassion et de prières.
Par ces quelques lignes de premier échange, nous avons la tristesse de vous faire part d' un sérieux problème de santé de Madeleine Soucquet Bressand (avec qui, je crois, vous avez eu des contacts téléphoniques) depuis une dizaine de jours, elle se trouve hospitalisée, suite à une hémorragie cérébrale ayant endommagé tout le côté gauche ( bras et jambes) du corps et la déglutition.
Son époux Yves, ses enfants sont très chagrinés et préoccupés quant à la tournure de son état.
Guettant tous les jours, le mieux qui peut se produire.
Nous prions très fort pour elle et vous demandons, cher amis de la soutenir de vos prières.

En union, recevez, chers amis, nos biens cordiaux et affectueux encouragements et soutiens.
A toujours.
Josette, Pierre

Témoignage de Jocelyne Barreau, retraitée, 67 ans, mariée à Gérald, 3 enfants biologiques, 2 enfants accueillis, 7 petits-enfants.

En 1998, mon père, très malade vit ses dernières semaines terrestres à la maison. Informée d’un WE de prières pour les défunts au Sanctuaire Notre-Dame de Montligeon dans l’Orne (61) « Haut lieu d’Espérance » ayant pour mission de prier pour l’âme des défunts, je me sens appelée en ce lieu. C’est à ce moment que la vie a posé une balise sur mon chemin en la personne de Madeleine : commentant une liste d’ouvrages proposés par les conférenciers, elle m’a conseillé de lire en premier lieu : « le tome I de Vers le Soleil de Dieu d’Arnaud Gourvennec », lisez-le dit-elle. Je ne connaissais pas cet auteur, mais j’avais lu auparavant des passages des livres de Pierre Monnier, Roland de Jouvenel, Paqui. A la lecture du livre d’Arnaud, j’ai reçu une consolation au sujet de l’après-vie. J’étais en quête permanente et avais soif de connaissance sur ce sujet essentiel pour tout être humain : que venons-nous faire sur cette terre, quel est le but et que devenons-nous après la mort ? Recevant le verre d’eau fraîche de l’Espérance en la vie éternelle par le témoignage d’Arnaud, qui à travers sa propre survivance confirme celle de tous ceux qui, comme lui, ont rejoint l’au-delà : on passe du destin personnel d’un enfant envolé au destin universel de l’humanité. C’est avec joie que j’ai transmis ces éclats de Lumière Céleste à ma mère qui, ayant deux fils, (mes frères Jean-Luc et Joël) envolés jeunes vers le Soleil de Dieu, était inconsolable malgré ses cinq autres enfants. Cette révélation a été un baume pour son cœur de mère, elle a transmis à d’autres mamans endeuillées cette espérance en la résurrection immédiate, qualifiée de « relevage » par notre messager christique. « Nous sommes là, dit Arnaud, nous, vos ressuscités pour vous rendre l’inaccessible accessible, l’invisible visible et pour joindre le ciel et la terre. Nous sommes les pontonniers du ciel qui jetons dans vos directions les premières arches de l’édifice indispensable pour parvenir jusqu’à nous. Le rendez-vous avec nous se produira immanquablement si vous le voulez, mais préparez-le, anticipez-le avec la puissance de l’esprit .Pensez haut et beau, priez bien et vous nous apporterez ces matériaux d’éternité, ces briques spirituelles dont nous avons besoin ». VSD Tome II p 101.

Quelques mois plus tard je ferai la connaissance de Nicole Gourvennec, maman d’Arnaud, missionnaire de l’Espérance et je prendrai mon billet pour le bateau Stella ayant pour destination le Cap Espérance. J’accompagnerai ma mère à une conférence à Amboise.
« Se faire missionnaire d’Espérance en dépassant sa propre souffrance pour se mettre au service des autres. Mamoune, tu es l’infirmière des mamans au cœur brisé, ce qu’elles devront être à leur tour ». VSD TII page 80

Cette invitation à propager la bonne nouvelle, reçue à la lecture des différents ouvrages d’Arnaud, m’incite à m’engager auprès de Joëlle et Bernard Brindejonc, Monique et Claude Cornu lors d’une réunion MDE Stella à St Herblain, en 2003. Ces réunions Espérance sont d’une telle portée consolatrice que je souhaitais en préparer une dans ma région.

En 2005 je contacte le prêtre d’une paroisse de ma localité pour accueillir le bateau Stella, il opposera un refus sans appel après avoir parcouru les premiers tomes de Vers le Soleil de Dieu que je lui avais remis. Je ne comprends pas son rejet mais accepte sa décision en attendant des jours meilleurs.

En 2006 ma vie est bouleversée par une rupture d’anévrisme entraînant 4 mois ½ d’hospitalisation et de rééducation avec des séquelles toujours présentes d’hémiplégie gauche. C’est après cette période « hors du temps » et mon retour à la maison que je reçois le livre de Nicole Gourvennec « Dis-leur Mamoune ». A cette époque je n’avais d’autres alternatives que de rester allongée de longues heures, marchant peu et avec difficultés, aidée d’une canne, appareillée d’une orthèse.
Je commence avec émerveillement la lecture de ce livre et au passage sur les icônes, mon cœur se remplit de bonheur et d’amour tel un feu incandescent, brûlant tout sur son passage, je qualifie ce que j’ai vécu ce jour-là d’une effusion de l’Esprit Saint. Les fruits de cette conversion ont été immédiats : consolation dans l’épreuve, redécouverte du Christ et de sa parole d’Amour par la lecture de la Bible, accueil dans un groupe de prières, visite de patients hospitalisés dans un hôpital proche. Quelques mois plus tard louange, adoration devant le Saint Sacrement. Ce fut un bouleversement de tout mon être intérieur, rien ne semblait avoir changé et cependant ma vie a été transformée à dater de ce jour. J’ai repris le chemin de l’église avec la réconciliation et le sacrement de l’Eucharistie, tandis que ma fille de 15 ans demandait le baptême, mon mari préparait sa confirmation et mon fils aîné, à 800 kms de notre famille, sans influence de notre part, ressentait un fort désir d’intégrer l’église de son village et commençait son parcours de baptême d’adulte. Voilà les fruits du livre « Dis-leur Mamoune » pour notre famille mais aussi pour de nombreux chercheurs de Vérité à la lecture des témoignages du blog MDE Stella…

Deux années plus tard j’ai répondu à l’appel de Nicole qui proposait de donner une conférence, là où vivaient les passagers du bateau Stella. C’est ainsi qu’avec Jocelyne et Bernard Landeau, parents d’Eric, nous avons accueilli Nicole et Paul le 8 mars 2008 à la Marbrerie de Solesmes.
Une grâce particulière m’a été donnée dans un rêve dans lequel Joël et Eric tous deux au ciel, nous aidaient dans la préparation de cette journée Espérance, la présence des anges a été palpable, ils nous ont accompagné durant cette journée.
« Les enfants ne meurent pas, ils s’endorment et se réveillent, délicieusement bercés par la Vierge et veillés par Jésus, Jésus au regard tellement bon. Arnaud VSD tome I page 162.

En 2016, ma mère rend son âme à Dieu, munie des sacrements de l’Eglise. Lors de l’accompagnement de ses derniers instants, des chants spontanés sont sortis de ma bouche, en toute simplicité je me suis laissée guider, à la fois surprise et sereine, à l’image du groupe de louanges que je fréquente : « Que vive mon âme à te louer » et « Soyons toujours joyeux et prions sans cesse ».
Celui qui vous a quittés, aimé par vous, vous aimera ; priez pour lui et il priera pour vous. Guidé par nous, il choisira l’Amour du Christ, seul chemin rédempteur d’où il pourra aider ses frères de la terre et du ciel. Votre Arnaud de lumière. VSD Tome IV p 101

Trois mois après son départ, j’ai reçu la grâce d’une vision de ma mère, souriante, rajeunie, (sans lunettes) à quelques mètres de moi.

Début 2017, je prépare la venue de Nicole et Paul Gourvennec pour une journée « l’Amour est plus fort que la mort », prévue le 17 juin. Au téléphone avec le responsable d’une salle que je sollicitais et qui me donnait une réponse négative, j’entends dans mes oreilles internes : » Le message résurrectionnel est d’ordre universel, il dépasse les religions car Dieu Amour est universel.
J’avais lu ce message dans : VSD tome V page 152.

J’ai compris que je devais changer de lieu et les portes se sont ouvertes pour la salle de Solesmes, comme en 2008. Cédric et Rashed m’ont aidé dans la préparation de cette journée. Le témoignage de Paul sur St Michel Archange intervenant de manière claire et signant sa protection pour Nicole lors d’un accident de la route m’a conforté dans le combat mené par le Mouvement de l’Espérance et a enraciné ma foi en Jésus Christ sauveur du monde.
« Ce que je vous dis dans l’ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits ». Mt 10, 26-27.

Dernière conférence de Nicole le 14 octobre 2017 à Amboise, Paul se dirige vers moi et dit : « Nicole est très fatiguée, tu dois prendre la suite du MDE », et me regardant droit dans les yeux il ajoute : « Dieu te le demande« j’étais bouleversée, j’ai répondu oui. Nicole annoncera que je serai son bras droit, en qui elle a toute confiance. Je suis faible, incompétente mais j’ouvre mon cœur à toute mission du ciel et de la terre afin d’être un instrument docile au service de l’Espérance.

Je remercie Lionel et Jean-Christophe Gourvennec pour leur soutien dans la continuité de l’œuvre missionnaire d’Arnaud leur frère, de leurs parents Nicole et Paul et au-delà, au service du Christ. Amitié fraternelle à Jean-Christophe pour son engagement à nos côtés, son appui et sa protection dans cette mission consolatrice.
« Les messagers des cieux souhaitent éclairer les hommes de votre terre. Il faut continuer l’effort entrepris et apporter à tous ceux qui cherchent la lumière divine. Trop d’êtres humains se perdent en votre monde, se détournent de la foi et ont besoin de retrouver force et Espérance.
« Dis-leur Mamoune, est urgent pour donner à ceux qui doutent un rayon de lumière divine éclairant votre terre. » VSD TV page 150

« Qu’est-ce la communion des saints ? C’est la foule des êtres visibles et invisibles de la Terre et du Ciel, communiant dans la Foi en ce Dieu unique qui nous a délégué son fils ; Jésus. » VSD TI

« La porte qui ouvre sur DIEU est automatique, son faisceau est l’Amour ; c’est un faisceau tellement sensible que la moindre contrition du pécheur en déclenche l’ouverture. » VSD TI page 235

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